AMITYVILLE - LA MAISON DU DIABLE

AMITYVILLE - LA MAISON DU DIABLE
Cette maison de style colonial à trois étages est située dans les quartiers aisés d'Amityville, Long Island, non loin de NewYork. Bien que les propriétaires suivants n'aient pas été gênés par des incidents inhabituels, les Lutz, eux, avaient déménagé au bout de vingt-huit jours. Ils auraient été chassés par des événements surnaturels, sous forme d'activité poltergeist et d'apparitions démoniaques.

En 1977, dans son best-seller TheAmity-ville Horror: A True Story (Amityville, la maison du diable, livre épuisé en France), Jay Anson, depuis lors décédé, relate l'histoire terrifiante des Lutz. Tiré du livre, le film du même nom sort en 1979 et a un succès retentissant.

En dépit de la controverse, c'est une histoire effectivement terrible qui est à l'origine des affirmations selon lesquelles la maison serait hantée. Le 13 novembre 1974, Ronald DeFeo, vingt-quatre ans, abat dans la maison ses parents, ses deux frères et ses deux s½urs.

N'ayant pas réussi à convaincre les jurés qu'il avait obéi à l'injonction de voix lui intimant l'ordre de tuer, DeFeo est déclaré responsable de ses actes; inculpé d'homicide sous six chefs d'accusation, il est condamné à vingt-cinq ans de prison pour chacun d'entre eux.

Après cet épisode sanglant, la grande maison d'Océan Avenue est mise en vente à un prix dérisoire, George Lutz, propriétaire d'une compagnie de géomètres qui bat de l'aile, visite la propriété avec sa femme Kathy.

Malgré le passé macabre de la grande demeure, ils croient avoir trouvé la maison de leurs rêves et s'en portent acquéreurs...


Les sceptiques affirment aujourd'hui que toute l'affaire n'était qu'un canular, une escroquerie perpétrée par les Lutz pour gagner de l'argent. Ceux qui croient à l'histoire disent au contraire que la thèse du canular n'a été élaborée que dans le but de décourager les hordes de curieux qui, après la sortie du livre et du film, sont venus en masse à Amityville pour jeter un coup d'½il sur l'attraction locale: la désormais célèbre "maison du diable" qui se dresse au numéro 112 d'Océan Avenue.


VOIX DE L'AU-DELÀ

Quand les Lutz emménagent avec leurs trois enfants le 18 décembre 1975, une des premières choses qu'ils font est de demander à un prêtre de bénir la maison. Au cours de la bénédiction, le prêtre aurait entendu une voix forte, venue de nulle part, lui disant simplement : "Allez-vous en ! " Mais cet épisode troublant n'était, pour les Lutz, que le début d'une série d'événements bizarres. Selon le livre de Jay Anson Amityville, la maison du diable, la maison fut remplie d'une puanteur irrespirable et la porcelaine de la salle de bains fut tachée d'un dépôt noir résistant à tous les détergents. La maison fût également infestée de centaines de mouches alors qu'on était au c½ur de l'hiver.


LA MAISON DU DIABLE

Et il ne se passa pas longtemps avant que des manifestations plus graves encore ne se produisent. Un lion de céramique de plus d'un mètre de haut se mit à bouger tout seul. On trouva des empreintes de sabots fourchus dans la neige tout autour de la maison. Les traces menaient tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds, une prouesse qui aurait nécessité, selon Anson, "une force au-delà de celle d'un être humain". Les Lutz arrivèrent rapidement à la conclusion que la "maison de leurs rêves" était en fait un endroit cauchemardesque hanté par des démons maléfiques.

Kathy Lutz fut la première à être véritablement terrorisée par les entités qui hantaient la maison. Des bras invisibles l'enlaçaient; des êtres tentaient de la posséder. «Toute fuite était impossible, écrivait Anson, elle avait l'impression qu'elle allait mourir. » Plus tard, des marques rouges très douloureuses apparurent sur sa peau, comme si elle avait été frappée à coup de tisonnier brûlant.

A la même période, George Lutz vécut à son tour des événements étranges. Il entendit une fanfare défiler dans la maison, avec le bruit des bottes et le son des instruments à vent. Il ne vit rien mais retrouva les tables, les fauteuils et le canapé poussés contre les murs du salon, comme pour laisser le passage à la cohorte endiablée.Par-dessus le marché, les Lutz affirment qu'ils eurent plusieurs fois la visite d'êtres démoniaques. Ces entités se manifestaient sous des formes très variées: «immense silhouette encapuchonnée de blanc», «démon cornu» ou encore «cochon diabolique» avec «deux yeux ardents ».

Puis, l'événement le plus extraordinaire, la goutte d'eau qui fit déborder le vase, eut lieu une nuit de début janvier. Cette nuit-là, George n'arrivait pas à trouver le sommeil, et après avoir décidé de sortir boire un verre, il se tourna vers sa femme pour la prévenir. A sa grande stupéfaction, elle ne se trouvait plus à ses côtés ; il leva les yeux : elle lévilait dans les airs ! Plus horrible encoie : lors-qu'il la tira par la manche pour la faire redescendre dans son lit, elle se rida et prit un instant l'apparence d'une vieille femme hideuse.

C'en était trop pour les Lutz. Ils quittèrent la maison le 14 janvier 1976. Mais, selon Thé Amityvüle Horror Part II , le cauchemar ne s'arrêta pas là. L'auteur du livre, John G. Jones, décrit la façon dont le Diable, resté «lové avec malveillance autour d'elle, la tenant sous sa coupe» poursuit la famille dans ses nouvelles demeures. En somme, Amityville, métaphore du démon, est partout.

L'histoire d'Amityville allait être la source d'inspiration de nombreux auteurs de livres d'horreur dans les années 1980. La plupart se réclament de la pure fiction, mais quelques-uns prétendent raconter la «'vraie» histoire, Toutefois, dans leur grande majorité, les spécialistes du paranormal affirment qu'il n'y a )amais eu d'histoire «vraie». Selon eux. l'affaire des Lutz serait une pure fiction d'un bout à l'autre.

IMAGINATION

Le docteur Stephen Kaplan, par exemple, directeur du Parapsychology Institute of America, a enquêté sur le cas pendant presque vingt ans avant d'écrire en 1995 Thé Amityville Horror Conspiracy (« La conspiration d'Amityville »,). Il en a conclu que l'histoire était «en grande partie imaginaire». Beaucoup d'autres spécialistes du paranormal n'ont pas mieux réussi dans la vérification des éléments de l'histoire.

Questionné, le prêtre qui était censé avoir «béni» la maison répondit qu'il n'était pas entré à l'intérieur. De plus, aucun ouvrier des environs ne se rappelait avoir réparé les dommages occasionnés au bâtiment par les «démons». Et aucune tempête de neige n'avait eu lieu à la date indiquée dans le livre, fait qui rendait improbables les traces de sabots fourchus inscrites «dans la neige».


UNE MANIPULATION

Bien qu'on ne mette pas en doute la sincérité des Lutz, leur première relation des événements était beaucoup moins impressionnante : ils y parlaient de sentiments et de sensations plus que de phénomènes physiques. De plus, on s'aperçut plus tard que l'avocat de Ronald DeFeo, William Weber, avait basé sa défense en appel sur «c'est la faute au diable» pour faire acquitter son client. Weber reconnut même qu'il avait aidé les Lutz à faire de leur histoire une histoire à sensation, pour prouver que n'importe qui vivant dans la maison d'Amityville pouvait subir l'influence de forces surnaturelles.

Malgré les preuves écrasantes en faveur d'une supercherie, Ed et Lorraine Warren, de la Société pour la recherche psychique de Nouvelle-Angleterre, soutiennent que le récit des Lutz est authentique. Ils ont enquêté dans la maison avec un groupe de chercheurs après que les Lutz l'eurent abandonnée; us furent remplis d'un sentiment d'« horreur absolue » en explorant la propriété. Quand Ed Warren descendit à la cave, il dit avoir vu des «milliers de points lumineux», ainsi que des formes sombres qui essayèrent de le précipiter à terre. Et quand Lorraine Warren, qui est médium, tenta d'entrer en communication directe avec les êtres hantant la maison, un membre de l'équipe s'évanouit, deux eurent des palpitations et un autre se sentit tellement mal qu'on dut le faire sortir d'urgence de la maison.


DES ESPRITS INHUMAINS
Pour les Wàrren, le « mal » associé à la maison est bien antérieur à la tuerie perpétrée par DeFeo. La propriété aurait été autrefois un asile de fous pour les Amérindiens malades et mourants : « Les esprits inhumains se délectent d'une telle souffrance, affirment les Wàrren; ils infestent les tombes de ceux qui n'ont pas été enterrés en terre consacrée. »

On ne saura probablement jamais ce qui s'est passé au 112 Océan Avenue. Les Cromarty, qui ont emménagé juste après les Lutz, affirment qu'aucun phénomène bizarre ne s'est produit. Ils ont même intenté un procès aux Lutz parce qu'ils étaient assaillis de curieux réclamant des visites guidées. Ils sont parvenus à un règlement à l'amiable. Son montant n'a pas été dévoilé.

# Posté le vendredi 01 juillet 2005 05:01

PETIT GUIDE SUR LES FANTÔMES

Qu'est-ce qu'un fantôme exactement?

VOIR SON AURA

Vous pouvez, si vous le désirez, vous livrer à cette petite expérience. Le plus facile est de regarder simplement son doigt, l'index par exemple, en le fixant sous un certain angle et à courte distance (quelques centimètres tout au plus). La réussite de l'expérience dépend notamment de votre état d'esprit, ainsi, des tensions internes, la maladie, de même que des problèmes d'acuité visuelle ou d'éclairage (évidemment!) peuvent la faire échouer. Si cela devait être le cas, ne vous désolez pas et recommencez simplement à un meilleur moment et dans de meilleures conditions). A un moment donné, vous finirez bien par apercevoir une légère zone de flou, de couleur presque semblable à celle du doigt en question, mais un peu estompée. Vous verrez à ce moment là une toute petite partie de votre aura (la couleur peut varier) et vous "comprendrez", plus que vous ne pourrez l'expliquer faute de vocabulaire adéquat, le caractère immatériel et superposé ou juxtaposé de cette "chose".


LES FANTÔMES

Le fantôme est une entité de couleur blanche ou transparente. Il serait immatériel et passe-muraille, c'est-à-dire qu'il peut passer au travers des murs (c'est d'ailleurs là l'un de ses tours favoris). On le représente (ou le représentait) volontiers couvert d'un drap blanc, ou d'un linceul et parfois lesté de chaînes auxquelles se trouvaient attachés des boulets. Le fantôme étant une représentation symbolique de l'apparition d'une personne défunte, peut revêtir plusieurs aspects légèrement différents tout en conservant la même dénomination.

L'étude et l'observation des fantômes permettent de les définir comme provenant de la matérialisation (focalisation, visualisation) de personnes décédées, le plus souvent dans des conditions ou événements tragiques (mort violente ou à la suite de grandes peines - décès inopinés, contre le cours des choses, ou alors qu'une tâche terrestre n'avait pas été accomplie ou pas complètement, ou encore le décès provient-il d'un châtiment).

Les expériences post-mortem du docteur Raymond Moody sur les décès cliniques suivis de retour à la vie ou New dead expérience (NDE) font état d'une connaissance communicable a posteriori de faits survenus alors que le sujet était tenu pour mort. Il y est question d'aura, de long tunnel, de lumière blanche, de sentiments. Nous n'allons pas épiloguer sur ce sujet qui fera l'objet d'un autre dossier mais relever le fait qu'il est actuellement tenu pour plausible que le corps humain ne se compose pas uniquement de son enveloppe charnelle mais également d'une entité parallèle, relativement indépendante et que la destruction (la mort) de l'un n'entraîne pas forcément celle de l'autre ou en tous cas, pas de manière absolument simultanée.

Dans les religions il est question de dissociation du corps et de l'âme, du jugement de celle-ci ainsi que de son caractère immortel. Il ne faudrait toutefois pas conclure hâtivement en prétendant que l'existence éventuelle des fantômes serait subordonnée aux convictions philosophiques. Nonobstant l'existence d'une entité supérieure ou être suprême que les croyants appelleront "Dieu", un athée pourrait tout à fait générer un fantôme. Il s'agit, dans notre optique, d'une nouvelle question de terminologie puisque le terme "fantôme" sera simplement remplacé par celui de "aura". On accréditera encore la thèse en stipulant que l'existence de l'aura est actuellement de moins en moins sujette à caution, d'autant plus qu'il est relativement facile, même au commun des mortels, d'apercevoir sa propre aura, ou tout du moins une ébauche visuelle déductive de celle-ci.

L'histoire selon laquelle les fantômes seraient des morts qui "reviennent" (des revenants) ne serait pas forcément aussi légendaire. Nous en sommes seulement aux balbutiements en matière de connaissance de l'aura, mais il y a des interactions entre l'apparence de celle-ci et l'état ou la santé du corps. Il est donc facile d'extrapoler et d'appliquer cette hypothèse au domaine des fantômes.

I faut quand même expédier les boulets au rayon des simples symboles de la détresse des personnages impliqués. Ainsi telle ou telle dame défunte, revenant hanter telle demeure, sera considérée comme "portant un boulet" car un insurmontable chagrin d'amour déçu fut la cause de son décès. Le drap ou le linceul, qui accompagne effectivement le mort dans ses derniers instants n'est pas réellement porté par le fantôme au gré de ses pérégrinations. On dispose effectivement de photos très parlantes pour étayer ce que nous avançons ici, à savoir que l'aura d'un défunt n'est jamais porteuse d'un contour bien délimité. Certes, elle prend plus ou moins la forme globale de l'être humain qui la contenait, mais, nous l'avons dit, il y a des zones de flou, des parties plus ou moins "vaporeuses" qu'une obscurité relative, un certain éclairage diffus, une apparition furtive peuvent faire assimiler au port d'un drap. Ces deux explications (pour les boulets et les draps) permettent à nouveau aux fantômes de conserver leur caractéristique de passe-murailles sans problème de logique.

Prétendre que les fantômes peuvent passer au travers des murs est un peu abusif. Retenir un fantôme avec les obstacles traditionnels rencontrés dans une maison (murs, meubles, etc.) reste difficile. En effet, l'aura est un "corps" intangible et peut-être impondérable. Durant la vie de l'enveloppe humaine, l'aura n'est contenue que par affinité et symbiose, simplement parce que les deux vont ensemble. La juxtaposition n'est d'ailleurs pas forcément systématique dans tous les cas et il existe des cas de dissociations temporaires, provoquées ou accidentelles, durant la vie de l'individu. On pourrait presque la qualifier d'organe parallèle qui répond à des lois naturelles différentes selon le stade d'évolution vitale du sujet. Donc, l'aura n'est pas nécessairement soumise aux lois de la pesanteur, sauf si elle demeure en alter-ego au corps, pour et par ce dernier. Les mécanismes qui gèrent cette entente ou la placent en aparté ne sont pas encore bien connus. On peut aussi considérer que le volume de l'aura est variable et que celle-ci occupe un espace total à peu près égal à celui de l'enveloppe durant son vivant et ce pour des raisons fonctionnelles. Une fois privée de la symbiose, l'aura peut alors évoluer à son gré, en expansion ou en diminution et se jouer efficacement et rapidement des obstacles. Il lui suffit de passer au dessus ou de profiter du moindre interstice. La manoeuvre étant quasiment instantanée, l'observateur déjà désemparé par une apparition qu'il ne comprend pas car elle échappe à son entendement (ses connaissances) n'y voit que du feu et a l'impression que le "fantôme" est passé au travers du mur alors qu'il n'est passé que par le trou de la serrure, par exemple. On peut envisager d'autres explications beaucoup plus compliquées, grâce à la physique quantique notament ...

Les fantômes sembleraient rencontrer de gros problèmes à franchir une porte seulement entr'ouverte. On dit aussi que les fantômes ont peur des miroirs, ceserait simplement un malheureux amalgame avec les vampires. Pour ce qui est de la porte entr'ouverte, on peut supposer que les battements de celle-ci en cas de vent par exemple risque de mettre à mal l'entité énergétique de l'aura. Dans certains cas, les fantômes auraient-ils donc peur de... se blesser?

# Posté le vendredi 01 juillet 2005 05:07

LES DAMES BLANCHES

LES DAMES BLANCHES
Plusieurs thèses sont apparues concernant ses apparitions. Les psychologues parlent de visions épileptiques, voire d'hallucinations collectives si les témoins sont nombreux. Les sociologues parlent de légendes urbaines...


Les dames blanches, ou grises se matérialisent toujours au même endroit. Elles tirent leur nom de leur vêtement ou de la lumière qui émane d'elles. Ces manifestations sont durables et se répètent toujours aux mêmes endroits.

Les Dames blanches seraient des substitut à la vieille mythologie européenne des dames blanches, qui, elles aussi, apparaissent régulièrement, parfois sur des siècles, après être mortes de façon inattendu et soudaine. Maisdans la majorité des cas il ne s'agit pas de légendes. Il y a des témoins, des descriptions concordantes et souvent des dépositions en gendarmerie. Devant le flux croisant des témoignages, les gendarmeries ont reçu des directives spécifiques et traitent ces cas de manifestations comme les phénomènes de maisons hantés ou d'apparitions d'OVNI.
Leur identité et la raison pour laquelle elles se montrent sont souvent connues des personnes qui les voient fréquemment. Les traits légendaires ou susceptibles d'être "tirés" vers le légendaire se perçoivent clairement.

L'apparition se manifeste vers minuit, heure propice aux fantômes. Les lieux d'apparition sont situés près de croisements de routes et de ponts, endroits traditionnellement choisis par les créatures surnaturelles pour se manifester (ces lieux symbolisent un "passage" entre l'Ici-bas et l'Au-delà); enfin, la "femme en blanc" correspond à une figure classique d'être fantastique du folklore européen". Parfois, l'être évanescent laisse derrière lui un objet, ou emporte quelque chose pris dans la voiture et parfois des contacts physiques ont laissé une impression bien plus désagréable à ceux qui ont eu l'imprudence de tenter de toucher ces apparitions. C'est toujours une mort violente qui semble conditionner le retour momentané des fantômes, comme si le processus de départ ne s'était pas déclenché. Certains parlent d'incorporations d'esprits sur le lieu du drame. Des parapsychologues avance la théorie selon laquelle ces êtres viendraient prévenir des accidents même si, parfois, on a au contraire constaté qu'ils les provoquaient !


Ces manifestations sont durables et se répètent toujours aux mêmes endroits. On constate aussi qu'il s'agit de femmes ou de jeunes filles, presque toujours vêtues de blanc. Pourquoi ce costume ? On remarque que la plupart des auto-stoppeuses sont mortes au sortir de boites de nuit. Portent-elles encore les vêtements adaptés aux effets de la lumière noire des discothèques ? Il faut cependant noter que, parfois, les stoppeuses sont en habit de cuir noir ou brun, casque au bras. Ce sont des victimes de la moto.

Dans tout les cas, les revenantes ont été foudroyées par la mort, sans comprendre, et de là vient peut-être la persistance de leur présence sur les lieux, comme si elles flottaient, indécises, entre l'existence et le néant. Jouent-elles un rôle préventif, tels des anges gardiens protégeant les vivants d'accidents de la route ? A quel monde appartiennent-elles? Toutes ces questions restent pour l'heure sans réponse.


PALAVAS

Le 20 mai 1981, quatre jeunes montpelliérains âgés de 17 à 25 ans vers 0h30, après s'être promené sur les quais de Palavas et avoir bu un coup, aperçoivent sur le bord de la route, une auto-stoppeuse d'une cinquantaine d'années portant un imperméable ainsi qu'un foulard blancs. Ils lui proposent de l'amener jusqu'à Montpellier. Elle ne répond pas mais opine de la tête, monte à l'arrière, et s'assied entre les deux passagères. La voiture repart. La mystérieuse auto-stoppeuse ne dit toujours pas un mot. Un kilomètre après, elle s'exclame "Attention au virage, attention au virage !". Le conducteur, surpris, lève le pied, et passe le virage sans encombre. C'est alors au tour des passagères de crier : le mystérieux personnage a disparu ! La voiture roule toujours à 90 km/h, les portes fermées... D'abord abasourdis, les quatre amis décident d'aller tout raconter à la police. Qui, après avoir cru à une plaisanterie, se rend sur place, sans rien trouver ! Plusieurs convocations plus tard, la police, comme toutes les personnes qui les interrogent, concluent à la sincérité des jeunes : leurs témoignages ne se contredisent jamais, ils ne s'intéressent pas au spiritisme ni à aucun sujet de ce genre... Enfin, ils évitent tant que possible de parler de cette affaire. ( La Gazette de Montpellier, 21 juillet 1995).


LEGENDE BRIANCONNAISE

La légende se situe en hiver sur la route du col du Lautaret. L'histoire raconte l'étrange aventure survenue à de nombreuses personnes au coeur de la nuit et de la tourmente : alors qu'elles étaient concentrées sur la conduite de leur véhicule, une incroyable apparition les surprenait au détour d'un virage : une dame vêtue d'une robe et d'un châle dont la blancheur immaculée rappelait celle de la neige, faisait de l'auto-stop appuyée contre une paroi glacée.Troublés et peinés par l'apparent dénuement de cet étrange fantôme, nombreux sont ceux qui lui offraient l'hospitalité dans la réconfortante chaleur de leur voiture.Son visage était entièrement dissimulé par son châle et toutes les tentatives de conversation s'avéraient vaines : le curieux personnage gardait obstinément le silence ... Les automobilistes reprenaient alors leur conduite et la nécessité de se concentrer leur faisait momentanément oublier leur passagère ...
Et le voyage se poursuivait toujours sans dommage. Arrivés à bon port, ils ne pouvaient que constater la disparition de la Dame ...Dans les auberges de la région, on raconte que la Dame Blanche du Lautaret protège les automobilistes qui la prennent à leur bord. Quant à ceux qui l'ignorent, leur voyage se poursuit au péril de leur vie. On raconte aussi que certains ont été internés en asile psychiatrique, à Laragne, pour avoir relaté cette histoire ...


LA DAME BLANCHE DU C.H.U. DE CAEN

La "dame blanche" du C.H.U. de Caen (Calvados) apparaît toujours aux abords du même abribus, sur la route de Luc-sur-Mer, juste après le centre hospitalier. Le dernier témoin à l'avoir prise en charge l'a décrite comme une jolie jeune femme d'une trentaine d'années, sobrement habillée de blanc et prétendant rentrer chez elle, à Luc. Pendant le trajet de 14 km le long de cette route, la D7, elle conserve toujours le silence. C'est à la traversée du village de Mathieu que la jeune femme se montre fébrile. Puis, à l'entrée de Luc-sur-Mer, la jeune fille s'affole carrément : "Faites attention, le virage est traître !" Tous les témoins déclarent avoir tenté de la calmer. Là encore, au moment où le chauffeur, après avoir négocié son virage, se tourne vers la passagère, il découvre immanquablement un siège vide. Cette affaire, qui se renouvelle régulièrement selon le même scénario, est localement très connue. Et il se trouve qu'une jeune femme fut, en 1970, victime d'un accident de voiture mortel dans ce virage alors qu'elle revenait de Caen.


LE CARREFOUR DE BALLEROY

L'auto-stoppeuse fantôme du carrefour de Balleroy (Calvados) apparaît depuis 1960, année où une jeune fille se tua dans une collision à hauteur de ce très dangereux croisement dit "de l'Embranchement", situé à quelques centaines de mètres du village, au milieu de la forêt de Cerisy. Ce jour-là, on la ramenait en voiture du village. Elle habitait un petit hameau niché dans les bois. Sa vie fut coupée nette, au carrefour par un chauffard qui n'avait pas respecté la signalisation. Depuis, on a eu beau refaire plusieurs fois le carrefour, son âme y semble comme chevillée dans un éternel et triste appel au secours. A Balleroy, plusieurs personnes du village l'ont déjà prise en charge. Elle se manifeste toujours par les nuits pluvieuses, à la sortie du village, levant le pouce en direction du carrefour. Elle est immuablement vêtue de blanc et demande à être déposée à un hameau voisin du carrefour, "là où habite sa mère". Elle parait avoir un peu moins de 20 ans. Invariablement, elle montre des signes d'angoisse et de panique évidents pendant la traversée du carrefour. Mais, l'embranchement passé, elle n'est déjà plus dans la voiture. Sa dernière manifestation a été plus spectaculaire encore que les précédentes. Les deux habitants de Balleroy qui l'ont, cette nuit-là, éclairée de leurs phares l'ont vue non plus inactive, debout sur le bas côté, mais debout au beau milieu de la route. Il leur fallut piler net devant ce qui se révéla être encore la même jeune fille, dont la forme s'évanouit dès les portières ouvertes. A force de n'être pas entendue ou comprise, depuis près de 40 ans, cette dame blanche, dont l'appel confus semble venir d'un monde inconnu, paraît devenir plus véhémente qu'auparavant...


CHAPAREILLAN

A Chapareillan (Isère) sur la N90, apparaît assez souvent une jeune "dame blanche". Ce soir de 1977, par une pluie violente, c'est un médecin grenoblois qui la prit en charge. Taciturne et très peu loquace jusqu'à un passage délicat de la route, dit Pont-au-Furet, la passagère marqua alors une grande frayeur qui s"estompa avec l'éloignement de l'obstacle. Elle se fit déposer un peu plus loin, devant une maison qu'elle dit être celle de ces parents. Comme il pleuvait toujours des cordes, le médecin lui prêta son parapluie et attendit qu'elle le lui ramène. Il suivit la fille des yeux, la vit franchir la porte d'entrée et la referma derrière elle. Une bonne dizaine de minutes passant, le médecin se décida à aller frapper à la porte de la maison, pensant qu'on l'avait oublié. Un couple de quinquagénaires lui ouvrit, étonnés d'êtres dérangés à une heure si tardive. On imagine aisément la discussion qui s'ensuivit : la jeune fille décrite avait bien habité là, mais il y a des années qu'elle était enterrée ! C'était leur fille unique, morte dans un accident de moto... au Pont-du-Furet.


ROUTE DE NAIXON

Il est près de minuit. Michel, de tous les amis qui sortent ensemble ce soir-là, est l'un de ceux ayant un véhicule. Il est chargé de "faire le taxi" entre le centre de Limoges, où il habite, et une boîte de nuit située à quelques kilomètres, sur la route de Naixon. En Haute-Vienne, les hivers sont rudes. C'est dans le frimas et la nuit la plus profonde qu'il effectue son second voyage vers Limoges, quand tout à coup, il aperçoit dans ses phares, à quelques centaines de mètres de la discothèque, une forme blanche plantée dans un virage. C'est une femme de vêtue de blanc. Il s'arrête à sa hauteur, et lui demande où elle va. "A Limoges; si ça ne vous ennuie pas, je vais chez des amis" ; "Où à Limoges ?" demande Michel, "Laissez-moi en ville, je me débrouillerai... " précise la jeune fille. L'auto-stoppeuse s'installe à l'avant. Tout en roulant, Michel la détaille du coin de l'oeil et en silence : 20-25 ans, vêtue d'une robe blanche très années 60, très jolie... mais peu bavarde. A l'approche du pont de la Révolution, la passagère s'anime soudain : "Attention, ce tournant est dangereux !" Michel sourit, car ce virage qu'il négocie avec prudence, il le connaît bien. Tout à coup, un cri plaintif le tire de sa concentration : la passagère a disparu. Michel stoppe net sa voiture et, glacé par la peur et la surprise, fait quelques pas autour du véhicule : rien ni personne, sinon du brouillard. La belle inconnue s'est envolée.

A la gendarmerie de Limoges, où il ira faire une déposition, on lui explique qu'il n'est pas le premier à avoir vécu exactement la même aventure... Cette jeune femme fait régulièrement le même trajet en auto-stop, pour disparaître au virage du pont de la Révolution, l'endroit où elle trouva la mort en voiture, 20 ans plutôt. Comme tous ceux qui vécurent l'aventure, Michel peine à se remettre. Plusieurs années après, il n'aime toujours pas en parler. Pourtant, le temps qu'il a passé en compagnie de cet être venu d'ailleurs n'a pas excédé quelques minutes. Mais il est des apparitions plus longues !

# Posté le vendredi 01 juillet 2005 05:12

Poltergeists : les esprits frappeurs

Août, 1992. Dans le pavillon préfabriqué où vivent les Griggs, à Portsmouth(Angleterre), les meubles commencent à changer de place tout seuls. Des odeurs nauséabondes et des bruits venus de nulle part, s'installent dans la maison. Une pièce du rez-de-chaussée semble être le centre des manifestations. Mme Griggs fait alors appel à un prêtre et un médium qui concluent que la petite Jasmin Griggs, 18 mois, est apparemment possédée par l'esprit d'un précédent locataire.

Les poltergeists, ou esprits frappeurs, ne sont pas un phénomène nouveau. Un cas fut signalé en Chine aux alentours de l'an 900 et un autre eut pour cadre l'ex-empire romain, en 530 après J.-C. Le terme poltergeists est un mot d'origine allemande signifiant esprit bruyant, ce qui désigne bien un phénomène s'accompagnant fréquemment de bruits aussi forts qu'étranges. La principale différence entre les poltergeists et les fantômes est que les premiers semblent attachés à une personne et non un lieu ou une maison. Là où se déplace la personne, « épicentre », le phénomène suit. Peu de ces victimes sont conscientes que ces phénomènes leur sont liés.

Deux cas illustrent ces faits. L'affaire Rosenheim se déroula en Bavière, de 1967 à 1968. L'épicentre était la jeune Annemarie Schaberl, âgée de 18 ans. Peu de temps après son entrée comme secrétaire dans le cabinet d'avocats Sigmund Adam, les premiers phénomènes apparurent. Sur son passage, les fils électriques des plafonniers se balançaient, les ampoules avaient tendances à exploser et les débris de verre se dirigeaient toujours vers elle. Le téléphone enregistrait un nombre incroyable d'appel alors que personne ne l'utilisait, un tableau se déplaçait tout seul et une armoire de 175 kg, situé près d'Annemarie, s'écarta spontanément du mur à deux reprises. Quand la jeune fille quitta le cabinet, tout redevint normal.

L'autre cas s'est déroulé en Belgique. Le 5 janvier 1993, vers 20h, des phénomènes bizarres se déclenchèrent à l'arrivé d'Éric Barbe, le petit ami de la fille des époux Dubart, dans la maison de ses beaux parents. Le lourd buffet se déplaça, une desserte s'agita, des objets s'envolèrent et semblèrent se diriger vers Éric. La famille fit venir un exorciste et les phénomènes cessèrent après cet exorcisme...et après l'éloignement du galant jeune homme.

Pour Andrew Green, célèbre enquêteur dans le domaine du paranormal, l'activité de ces esprits frappeurs relève de la psychokinésie, i.e. la capacité de déplacer des objets et de produire des bruits par sa seule pensée. Il soutient aussi que ces phénomènes peuvent être produits par des gens des deux sexes, dès l'âge de 3 ans jusqu'à la fin de la quarantaine. Le plus souvent, on note un traumatisme psychique chez le sujet. En effet, William Roll, un parapsychologue américain, a constaté que sur 92 affaires d'activité poltergeist, quatre des épicentres supposés étaient épileptiques. Le sujet atteint de cette maladie siégeant dans le lobe temporal perd conscience pour une période de temps variable et certains pouvoirs de son esprit pourraient être libérés et produire des phénomènes psychokinétiques. Par contre, il faut mentionner que l'épilepsie n'intervient que dans un faible pourcentage des cas.

Guy Playfair échafauda une autre théorie après avoir été témoin d'un cas surprenant. Pendant 14 mois, à partir de la fin août 1977, le domicile de Mme Peggy Hodgeson est la proie d'une activité poltergeist centré autour de sa fille de 11 ans, Janet. Le mobilier familial subit d'importants dégâts : plusieurs meubles sont déplacés violemment dans différentes parties de la maison. Des graffitis apparaissent spontanément sur les murs et on voit l'eau sortir du plancher et des murs un peu partout. Ces phénomènes font la une des journaux du monde entier et ils ont été observés par de nombreux témoins, y compris par la police, par des scientifiques et des enquêteurs spécialisés dont Playfair. La théorie de ce dernier situe l'origine des phénomènes dans la glande pinéale, glande contrôlant l'émission des hormones sexuelles. Pendant la puberté, la glande pourrait sécréter des hormones générant une énergie créatrice. Lorsque l'enfant se sent doté de cette nouvelle force, il lui faut un exutoire. À défaut, cette énergie pourrait être captée par des « entités maraudeuses » qui se l'approprient à leurs propres fins. Les gens seraient comme une source d'énergie utilisable par des esprits.

Malgré plusieurs essais pour faire valider sa théorie, la communauté scientifique penche plutôt sur la théorie de la psychokinétique récurrente spontanée. Andrew Green persiste à croire que les incidents poltergeist procèdent uniquement de l'inconscient : ils refléteraient les pouvoirs créateurs et de mise en scène auxquels le sujet fait appel pour gérer des émotions réprimées et des conflits émotionnels. Essayant de prouver la thèse de la psychokinésie, la Société Canadienne pour la Recherche Psychique procède à une série d'expériences à Toronto. Huit membres de la société créent avec leur énergie mentale, un personnage totalement imaginaire du XVIIè siècle qu'ils nomment Philip. Après plusieurs mois de séances hebdomadaire, Philip commença à communiquer en frappant sur une table et en la faisant bouger. Il est même capable d'en provoquer la lévitation devant les caméras de télévision. Malgré cela, l'expérience n'a jamais été validée. En effet, comment prouver que les chercheurs ont réellement provoquer la psychokinésie sans être à leur insu les jouets d'un poltergeist ?

Quoiqu'il en soit, l'origine du phénomène n'a jamais été trouvée. Le mystère reste entier...
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# Posté le vendredi 01 juillet 2005 09:47

LES VAMPIRES

LES VAMPIRES
Le jour où Arnold Paole fut attaqué par un vampire, il savait quelle conduite adopter pour assurer le salut de son âme. Il réussit à suivre la créature jusqu'à sa tombe, lui enfonça un pieu à travers le c½ur puis en étala le sang sur son propre corps. Cette nuit de cauchemar passée, il racontait souvent son histoire à qui voulait bien l'entendre, suscitant l'admiration de ses amis villageois. La vie du village s'écoulait paisiblement, jusqu'au jour où Paole fit une chute mortelle. Le pauvre bougre fut enterré au cimetière du village. C'est alors que ledit Paole, comme revenu du royaume des morts, entama une seconde carrière.

Rapidement les habitants du village se plaignirent d'être importunés par le spectre de Paole ; puis on découvrit des cadavres vides de leur sang. Des rumeurs de vampirisme se répandirent si vite que les autorités autrichiennes dépêchèrent sur place un groupe d'officiers, chargés de mener une enquête. Les militaires exhumèrent le corps de Paole et , ce faisant, confirmèrent ce que tout le monde redoutait.

Selon le rapport des officiers, le corps de Paole était "entier et non décomposé... Du sang frais avait coulé des yeux, du nez, de la bouche et des oreilles ; aux mains et aux pieds, les anciens ongles étaient tombés, ainsi que la peau, et de nouveaux ongles et une nouvelle peau avaient poussé. Comme tout cela montrait qu'il était un vampire, il lui enfoncèrent un pieu à travers le c½ur... Il émit alors un gémissement audible et saigna abondamment."

Il s'agit là de l'un des nombreux cas de vampirisme extrait d'un rapport établi par l'armée autrichienne vers 1730, sous le titre latin Visum et Repertum ("Vu et découvert"). Ce rapport fait état de plusieurs autres exhumations et "d'épidémies de vampirismes" qui défrayèrent les chroniques locales de ce temps. Bien qu'anciens, ces procès-verbaux en bonne et due forme stipulent que, manifestement, un phénomène frappait ces villageois après leur mort. Vampirisme ? Grâce aux connaissances scientifiques actuelles, on peut en douter.

HIER ET AUJOURD'HUI

A en croire une récente étude de l'Université de Californie, plus d'un Américain sur quatre croit à l'existence des vampires. Si l'on demande à ces crédules à quoi ressemble un vampire, ils décriront probablement les créatures mises en images par de nombreux films - de Murnau à Coppola en passant par Dryer -, toutes puisant leur source dans le célèbre roman de Bram Stoker, Dracula, publié en 1897.

Les vampires dépeint par Stoker est un bel aristocrate qui séduit et est attiré par les deux sexes. De jour, il se repose dans un cercueil, jouissant de la tranquille pénombre d'une crypte de son château ; mais la nuit, notre vampire se met en chasse et part étancher sa soif de sang frais. Bien que doté de pouvoirs surhumains, trois éléments terrifient la créature : les crucifix, l'ail et la lumière.

Il existe une autre sorte de vampire, celui du folklore, des traditions populaires, dont on relève la trace à travers l'histoire de la plupart des cultures du monde. Or ce vampire est très différent de celui du cinéma : loin de l'aristocrate cultivé hantant caves et donjons, ce vampire populaire est un simple paysan, habitant un cimetière sans généralement posséder de cercueil. Alors que les "vampires du 7è art" adorent leur état de "mal mort" et parcourent de grandes distances en quête de nouvelles victimes, le vampire traditionnel déteste l'état dans lequel il se trouve et il ne dépasse jamais les limites de son village. L'écart entre les deux personnages est tel que l'on peut affirmer qu'ils appartiennent à deux catégories sociales totalement distinctes. Mais si le vampire aristocratique est clairement identifié à la fiction - romanesque ou cinématographique -, d'où vient son alter ego populaire ?

Pour mieux comprendre la croyance, solide et universelle, au mythe du vampire, il suffit de remonter deux siècles en arrière, c'est à dire à une époque où nombre de maladies gardaient une origine mystérieuse et où des processus tels que la décomposition d'un corps après la mort étaient assez mal compris des savants. Pour beaucoup, la mort et la maladie étaient le fait de Dieu. Qu'un fait obscur survienne, il était immédiatement attribué à l'oeuvre d'une autre force, cette fois maléfique...

DES MORTS MYSTÉRIEUSES

Ceci était particulièrement vrai lorsqu'une personne en bonne santé mourait subitement, que ce soit dans des circonstances peu claires ou d'une banale crise cardiaque. Les connaissances médicales de l'époque étant rudimentaires, l'explication donnée à bien des décès pouvait, dans les campagnes, être liée au surnaturel : un vampire ne venait-il pas de sucer le fluide vital du mort ? Pour s'assurer que ce dernier ne soit pas lui aussi devenu un vampire, on exhumait alors son corps afin de déceler d'éventuels signes de vampirisme. Parmi les signes révélateurs recherchés : la régénération de la peau, la croissance des cheveux et des ongles, un teint rose et bien nourri ou un saignement par divers orifices. Il était également acquis que les "mal morts" émettaient des gémissements et lâchaient des gaz. Aujourd'hui, le processus de la putréfaction est bien connu ; ce qui, pour les chasseurs de vampire de l'époque, pouvait constituer la preuve d'un état de "mal mort" n'était en fait rien d'autre que le processus normal de décomposition corporelle.

Lorsqu'un cadavre se décompose, on constate une production de gaz, rapidement accumulés à l'intérieur du corps qui se boursoufle. Les tissus des organes génitaux se chargent également de gaz, et le pénis et le scrotum masculins prennent une dimension rarement atteinte au cours de la vie. Ainsi, un cadavre observé dans cet état pouvait donner l'impression d'être bien nourri, et la taille et la forme de son pénis en décomposition pouvaient laisser supposer une activité sexuelle certaine !

A la lecture de comptes rendus historiques relatifs à des cas de vampires, il est manifeste que les observations faites étaient justes : les cadavres paraissaient effectivement plus volumineux et en meilleure santé qu'avant la mort. Il était consigné qu'une nouvelle peau avait poussé, que les ongles, les dents et les cheveux étaient plus longs ; du "sang" frais s'écoulait du nez, de la bouche et des autres orifices de ces cadavres, qui pouvaient gémir et lâcher des gaz une fois percés d'une lame. Sur ces seules constatations, le cadavre était officiellement identifié comme vampire et différentes techniques étaient alors employés pour permettre à l'esprit du mort de reposer ne paix. La méthode la plus populaire consistait à enfoncer un pieu très pointu dans le c½ur du vampire. Or il se trouve que ceci provoquait une décharge explosive de fluides et de gaz donnant lieu à force pets et sifflements... autant d'indices qui confirmaient la vampirisation du cadavre. Souvent le c½ur était ôté, le cadavre brûlé et les cendres jetées à la rivière.

ÉPIDÉMIES DE VAMPIRES

D'un pays à l'autre, les méthodes utilisées pour chasser le vampire pouvaient varier ; partout, en revanche, une fois la chasse ouverte, on pouvait être sûr qu'un nouveau vampire serait trouvé : même les animaux n'étaient pas à l'abri du zèle des chasseurs de vampire. Lorsqu'une épidémies infectieuse survenait dans un village, la multiplication des cadavres et leur manipulation dans les fosses communes donnaient fréquemment lieu à la découverte de nombreux vampires.

La légende du vampire, dans un grand nombre de culture, trouve donc son origine dans l'obscurantisme scientifique de l'époque. On peut déplorer qu'aujourd'hui encore on entretienne ce mythe sanguinaire susceptible de stimuler les pulsions morbides d'individus influençables.

# Posté le vendredi 01 juillet 2005 10:36